Les 8 bonnes raisons de faire son propre compost

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Vous aussi, ça vous énerve de voir la poubelle grise pleine d’épluchures ? Vous n’êtes pas les seuls ! Et pourtant, nous ne serions que 30 % à faire du compost chez soi avec les déchets organiques. Qu’est-ce qu’on attend pour s’y mettre ? De la réduction des déchets à l’éducation de nos enfants en passant par l’entretien de nos jardins, pour les sceptiques, voici 8 bonnes raisons de se lancer dans le compostage sans stress.

Raison n°1 : ça débarrasse des déchets mous

C’est la première et la meilleure des raisons : c’est un pas important vers le zéro déchet. Le compost permet de valoriser à domicile tous les déchets qui peuvent pourrir facilement sans passer par la case poubelle (et donc sans transport, sans traitement et sans incinération). Le compost permet de réduire le volume de ses ordures ménagères (celles qui coûtent si cher pour le porte-monnaie et la planète) mais aussi de valoriser les déchets verts. Savez-vous que nous produisons en France 160 kg/ an/ personne de déchets de jardin dont 9 % sont brûlés à l’air libre ? (bouh !)

Raison n°2 : c’est le double effet vert : la réduction des emballages

Faire son compost, c’est aussi acheter autrement. Quand on se lance dans le compostage, on comprend vite qu’il est plus facile de mettre son marc de café avec filtre directement au compost que de vider ses capsules (;-). Cela devient évident et encore plus utile d’utiliser des sachets en papier (compostables), d’acheter du thé en vrac (ou en sachets sans agrafe), de la litière pour chat compostable, de la cartonnette plutôt que du plastique, etc.

Découvrez également sur ce site, le zéro déchet pour débutant.

Raison n°3 : faire du compost chez soi est un jeu d’enfant

Sur ce blog, vous le savez, initier les enfants à l’écologie, c’est notre dada. Composter au quotidien, c’est non seulement un jeu d’enfant mais souvent LA mission des enfants. Je vous propose un nouveau rituel : emmener le petit seau de déchets (ou le pot à compost) de la cuisine au fond du jardin, après le repas, en accompagnant les enfants au début. Vos enfants seront vite passionnés par l’observation des milliers de petites bêtes au travail (cloportes, vers de terre, champignons et autres micro-organismes). Ils les chercheront au travail en train de manger, digérer sans relâche jusqu’à obtention du bel or brun pour le jardin. Vous pouvez aussi leur confier la surveillance du tas de compost. Est-ce qu’il fume bien en hiver ? Est-il trop sec ? Trop mouillé ? Dernière mission à leur proposer : créer un joli mode d’emploi en dessin ou en collage pour indiquer ce qui va et ce qui ne va pas au compost. Et hop ! Une activité du mercredi toute trouvée.

Raison n°4 : c’est facile de réussir un compost de qualité

Pour réussir un compost de qualité, il suffit de comprendre le principe : des déchets fermentent, produisent de la chaleur ce qui accélère encore leur décomposition. Un vrai cercle vertueux jusqu’à la décomposition complète sous l’action des micro-organismes. Vous obtenez alors une matière noire, proche de l’humus, prête à l’emploi pour fertiliser votre terre de culture. Résumons, pour réussir ce petit miracle, il vous faut : des biodéchets, de l’humidité, de l’oxygène et le tour est joué. Il suffit de respecter la recette des lasagnes ! Alternez les couches pour réussir un compost bien équilibré : une couche de résidus secs pour le carbone (branches, feuilles mortes, coquilles d’œufs, cendres de cheminée, papier non traité, petits cartons non imprimés) et une couche de déchets humides qui apportent de l’azote (épluchures, fruits trop mûrs, restes d’assiettes sans viande ni poisson, déchets verts du jardin, etc.). Ces déchets “humides” se décomposent plus rapidement et accélèrent la transformation des résidus “secs”. Une astuce : vous pouvez accélérer la décomposition des résidus secs en les broyant (à la tondeuse par exemple). 

Raison n°5 : c’est bon pour le jardin et la planète

Rien de tel qu’un bon compost pour enrichir le sol de son jardin ou ses jardinières. Au bout de quelques mois, vous obtenez un engrais vert gratuit, haut de gamme et vous serez tellement fiers d’être autosuffisants aussi dans ce domaine. Vous contribuez ainsi à la préservation des tourbières naturelles qui sont pillées pour les jardiniers amateurs. Attention, suivez quand même le conseil du jardinier : n’utilisez jamais le compost seul comme du terreau. Utilisez-le en surface, quelques semaines avant les semis, au fond du trou de vos plantations pour les légumes gourmands comme les concombres, les courgettes, les tomates ou encore sur le gazon déplumé en le griffant un peu. Sachez aussi qu’avant d’obtenir un compost utilisable, il faut compter 4 à 6 mois avec un composteur de jardin, un peu moins avec un lombricomposteur. Un dernier secret : dans certaines villes, le service communal offre le compost aux habitants. Renseignez-vous !

Raison n°6 : faire son compost en appartement, c’est possible !

Vous aimeriez bien vous y mettre mais vous n’avez pas de jardin ? Pas de panique, faites appel aux lombrics ! La solution, c’est le lombricomposteur, vous connaissez ? Le principe est simple : sur des plateaux percés et empilés les uns sur les autres, dans un coin de la cuisine ou sur le balcon, vous jetez vos déchets et vous laissez faire…  les vers de terre ! Les lombrics Eiseinia Fetida et Eisenia Andrei notamment, mangent, digèrent et leurs déjections finissent par donner un bel humus noir, proche du terreau, le lombricompost. Bien dosée, chaque espèce de lombrics fait son travail pour finalement transformer les déchets en magnifique fertilisant, sans odeur et sans insecte. Vous pouvez acheter ce type de composteur en magasin spécialisé, mais aussi le faire vous-même avec des cagettes. Dernière info : il existe un réseau de dons de vers pour compost. Pour trouver un donateur près de chez vous dans la grande communauté des lombricomposteurs, consultez le site https://plus2vers.com/fr

Raison n°7 : c’est plus silencieux que les poules !

Je vous entends là, vous, au fond, depuis le début. « Pas besoin de composteur, j’ai des poules et elles mangent les déchets de cuisine ». Certes ! Mais encore faut-il se débarrasser des déchets verts du jardin ? Les poules sont redevenues les grandes concurrentes du compost. Mais elles ont aussi quelques inconvénients : il faut les mettre à l’abri le soir venu, les surveiller (beaucoup plus que le compost) et elles font plus de bruit. Enfin, les unes n’empêchent pas l’autre. Chez ma grand-mère, il y a fort longtemps, les poules picoraient SUR le tas de compost et la poubelle hebdomadaire tenait dans une boîte de conserve !

Raison n°8 : ce sera bientôt une obligation de faire son compost !

Le saviez-vous ? En août 2015, en France, la loi de transition énergétique pour une croissance verte a été votée. Elle prévoit, entre autres, une généralisation du tri à la source des biodéchets et leur valorisation pour les entreprises, les collectivités mais aussi pour les particuliers. En clair, ne plus jeter pour incinération nos épluchures et nos tontes de pelouse, ce sera obligatoire en 2025 ! Alors, on s’y met ?

Caroline FORET

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